J’ai pas mal écouté cet album vers 2014 quand je croyais que Sigur Rós était un artiste à hauteur de Radiohead, en tant qu’artiste mainstream qui sort des sentiers battus.
Bon j’en suis revenu, j’ai arrêté de les écouter pendant bien 10 ans car au fond je m’embêtais un peu. Il est donc bien temps de revenir dessus avec de nouvelles oreilles critiques.
Et ben c’est super bien, c'est pas mythique mais ça vaut bien son status de figure de proue du post rock des pays du grand nord (l'Islande en l'occurrence évidemment).
La production est marquée par un son assez sombre, feutré, très compressé également. Les montées de guitares jouées à l’archet bouffent tout le mix. C’est le concept du leader du groupe vous me direz, mais ça ça sonne comme un gimmick un peu abusé.
Je continue de trouver iconique l’intro de Svefn‐g‐englar et les nappes de cordes accompagnés de la petit guitare sur Starálfur.
Je me souviens aussi bien de Flugufrelsarinn qui me charmait dès son piano d’entrée et son harmonie en mode dorien. Le refrain ouvert épique ne me plaisait pas trop à l’époque mais le morceau est très bon.